Ce décalage impacte la satisfaction des clients, des financeurs et de la direction, car les attentes ne sont pas respectées. Par exemple, dans le secteur informatique, le rapport CHAOS du Standish Group indique que seulement 31% des projets sont livrés dans les temps. Un produit livré en retard peut perdre de sa valeur sur le marché ou entraîner des coûts de maintenance supplémentaires. Ainsi, le biais de planification nuit non seulement à la performance opérationnelle mais aussi à la crédibilité de l’équipe projet.
Notez que le dépassement des coûts est l’une des conséquences les plus fréquentes de l’illusion de planification. On compte de nombreux exemples de projets qui en ont fait les frais, comme l’aéroport international de Denver qui a coûté 2 milliards de plus que prévu. On peut parler également de l’Opéra de Sydney qui devait être terminé en 1963, mais qui n’a ouvert qu’en 1973 avec un dépassement de plus de 100 millions de dollars.